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Articles by Bill Crowder

LES OREILLES OUVERTES

Dernièrement, mes oreilles me donnaient du fil à retordre, si bien que j’ai décidé d’essayer un traitement plus ou moins controversé. Il était censé faire fondre le cérumen et éliminer tout ce qui risquait de diminuer mon ouïe. Je dois reconnaître que l’expérience me semblait étrange, mais comme je désespérais d’entendre distinctement, j’étais prêt à en tenter le coup.

LE CHEMIN DES LARMES

La déportation de milliers d’Indiens d’Amérique au début du xixe siècle constitue un événement très grave et tragique de l’histoire des États-Unis. Des nations amérindiennes, qui avaient signé des traités avec la population de colons blancs et qui avaient combattu à ses côtés, ont été chassées de leurs terres ancestrales. Durant l’hiver 1838, des milliers de Cherokees ont été obligés d’amorcer une marche pénible de 1600 km vers l’Ouest appelée « Chemin des larmes ». Cette injustice a coûté la vie à des milliers de gens, qui étaient nombreux à ne pas avoir les vivres, les vêtements et les chaussures nécessaires pour survivre à un tel voyage.

AVANCE ! MAIS AVANCE DONC !

De l’autre côté de l’intersection, j’ai vu un automobiliste hésiter lorsque le feu est passé au vert. C’est alors que, venant de nulle part, une personne s’est mise à crier : « Avance ! Mais avance donc ! » Ces cris de colère semblaient affoler le conducteur, et leur origine semblait le laisser perplexe. Puis j’ai vu que la voiture derrière lui était équipée d’un haut-parleur permettant à l’automobiliste de crier après les autres automobilistes ! Ayant pris son courage à deux mains, le conducteur hésitant a fini par aller de l’avant. La grossièreté et l’impatience du conducteur contrarié m’ont frappé.

LE BIBLIOBUS

Avant les gadgets électroniques et les distractions d’aujourd’hui, l’arrivée hebdomadaire du bibliobus venait éclairer les longues journées d’été de mon enfance. Ce véhicule aménagé en bibliothèque, dont les livres provenaient de la bibliothèque régionale, desservait divers quartiers afin de permettre à ceux qui n’avaient aucun moyen de transport d’y avoir accès. Grâce au bibliobus, j’ai passé de nombreuses journées estivales à lire avec bonheur des livres auxquels je n’aurais normalement pas eu accès. À ce jour, je suis reconnaissant d’avoir cet amour de la lecture que le bibliobus a fait naître en moi.

PRIVÉS DE LA GLOIRE DE DIEU

Le saut à motocyclette comptait parmi les sports à la mode en Amérique dans les années 1970. Cette mode a atteint le sommet (et le creux) de la vague le 8 septembre 1974. Des milliers de spectateurs s’étaient rassemblés le long du Snake River Canyon dans l’Idaho pour voir si Evel Knievel parviendrait à franchir le gouffre au volant d’une « sky cycle » (moto aérienne) spécialement conçue pour l’occasion. L’expérience s’est néanmoins soldée par un échec. Knievel n’a franchi qu’une partie de la distance avant que son parachute se déploie et qu’il aille atterrir au fond du canyon. Certains spectateurs ont demandé : « Quelle distance au-dessus du canyon a-t-il franchie ? » Cependant, là n’était pas la question. Il ne s’est pas rendu jusque de l’autre côté du canyon, ratant ainsi le but.

FIDÈLE JUSQU’À LA MORT

La Walker Art Gallery à Liverpool, en Angleterre, possède une toile illustrant un soldat romain montant fidèlement la garde dans la ville antique de Pompéi. C’est un soldat romain pris dans les cendres en pleine tenue militaire qu’un archéologue a découvert à Pompéi qui a inspiré cette toile. L’éruption volcanique du Vésuve en l’an 79 a recouvert cette ville de lave, emprisonnant ses habitants et leur culture en un instant. La toile, Fidèle jusqu’à la mort , témoigne de la veille continuelle de la sentinelle même si une mort par le feu est en train d’engouffrer son monde.

LE RÉVEIL

Un certain matin du début de l’automne, tandis que je me rendais au travail avant le lever du soleil, j’ai été surpris de voir un éclair brun devant mes phares et d’entendre ensuite le bruit d’une chose frappant le devant de ma voiture. Je venais de toucher un cerf à 110 km heure ! Je ne l’ai qu’éraflé et ma voiture n’a pas été endommagée (ni le cerf, d’après ce que j’ai pu voir), mais l’incident m’a vraiment secoué. Comme à mon habitude, je me rendais au bureau en conduisant de manière machinale, mais le choc de l’incident a certainement capté mon attention. J’étais maintenant pleinement alerte et occupé à calmer mon cœur, qui s’était emballé. Ce réveil s’est révélé être des plus désagréables.

FAIRE LA DIFFÉRENCE

L’histoire d’Elizabeth était émouvante, pour ne dire que cela. Après avoir vécu une expérience terriblement humiliante au Massachusetts, elle est partie pour le New Jersey afin de se sortir d’embarras. Pleurant malgré elle, elle a à peine remarqué que le car s’était arrêté en cours de route. Un passager assis derrière elle, un parfait inconnu, a commencé à marcher vers la porte du car lorsqu’il s’est soudain immobilisé, s’est retourné et est retourné auprès d’Elizabeth. À la vue de ses larmes, il lui a remis sa bible, en lui disant qu’il pensait qu’elle en aurait peut-être besoin. Il avait raison. Cependant, non seulement avait-elle besoin de la Bible, mais encore du Christ dont celle-ci parle. Elizabeth l’a reçu en résultat de ce simple geste de compassion de la part d’un inconnu qui lui a offert un présent.

NI PLUS NI MOINS

Je lisais quelque chose dernièrement qui disait combien il est facile de déformer le message de la Bible. Il se peut que nous lui fassions dire ce que nous croyons déjà être vrai au lieu de lui permettre de nous parler au moyen du message que Dieu a voulu nous communiquer. Certaines personnes utilisent la Bible pour défendre une opinion, alors que d’autres l’utilisent pour s’attaquer à cette même opinion. Tous la citent afin d’étayer leurs points de vue respectifs, mais tous ne peuvent pas avoir raison.

DES TREMBLES

Durant ma visite de la péninsule supérieure du Michigan, deux arbres ont capté mon attention. Même si les feuilles des arbres d’alentour ne bougeaient pas, celles de ces deux arbres frémissaient à la moindre brise. Je l’ai fait remarquer à ma femme, qui m’a dit qu’ils portaient le nom de trembles. L’effet visuel de ces feuilles frémissantes m’a frappé. Même si les feuilles de tous les autres arbres semblaient calmes et stables, celles des trembles bougeaient, même sous la plus faible brise.